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La phobie, c’est quoi? 2 types majeurs

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Posted By Alex Perez

Comprendre la phobie

La phobie est une peur irrationnelle et par définition démesurée due à un de danger, dans la lexique moderne on parle plutôt d’un facteur stressant, j’expliquerai pourquoi plus tard.

Deux types majeurs

Personnellement je distingue deux types majeurs, la phobie de objets, créatures ou éléments naturels qui sont d’ordre externe et les phobies d’ordre situationnelles qui sont d’ordre interne.

phobie due a des facteurs externes

Commençons l’analyse. La phobie due à des facteurs externes est assez facile à illustrer avec des cas comme l’achmophobie qui est une peur démesurée des objets pointus comme les couteaux ou les aiguilles ; l’ophiophobie est par exemple la peur des serpents ; et l’aquaphobie qui est par exemple la peur d’être dans l’eau. Dans ces phobies-ci le facteur externe est un facteur qu’on peut associer aisément au danger ou à des facteurs que nos ancêtres ont pu voir comme dangereux.

En Occident la phobie affecte environ 6 à 8% des personnes

Les phobieS situationnelles, que je définis comme les phobies d’ordre interne sont bien plus difficiles à définir vu qu’en soi vu que la situation en elle-même est rarement la cause de la phobie. Donnons des exemples :  l’acrophobie, la peur de conduire, l’agoraphobie, la peur des lieux publiques ou encore la phobie sociale, aussi appelée anxiété sociale. Je m’explique, dans ces cas particuliers de phobie l’individu n’a pas pour cause directe  de son stress intense le facteur externe qui en ce cas serait la situation dans laquelle il se trouve. Détrompez-vous ! La personne qui a peur de prendre le volant n’a pas pour cause de sa peur le fait de conduire ni la peur de provoquer un accident mais il appréhende les attaques de panique que conduire lui provoque, l’agoraphobe n’a lui guère peur de la foule mais plutôt de se retrouver coincé avec son angoisse qui peut lui provoquer des attaques de panique et en ce qui concerne la personne qui souffre de phobie sociale ce n’est pas le contacte sociale qui est à la cause de sa peur mais son anxiété est causée par son manque de confiance en soi et sa préoccupation démesurée. Vous comprenez où je veux en venir ? Dans ces cas d’angoisse plus complexes le facteur déclenchant est d’ordre interne, alors comment cela se fait-il ?

Avant tout il faut comprendre deux choses, la première chose est que les phobies sont normales chez l’enfant qui lui n’est autre qu’un être humain qui découvre le monde. Tout le monde se rappelle de sa peur extrême de l’obscurité ou encore des monstres. Dans une situation normale ces peurs disparaissent lors que l’être devient plus rationnel et apprend à comprendre que ses peurs ne sont pas fondées. Maintenant si les situations de peur ont une réaction très vive celles-ci peuvent être perçues comme traumatisantes tant chez l’enfant comme chez l’adulte. Dans ce cas le corps humain qui est une machine bien rôdée va les enregistrer comme étant des menaces. Le système réactif de fuite ou combat s’activera.

Fuite ou combat

D’où nous vient donc cette réaction de fuite ou combat ? Chez les êtres humain en cas de situations dangereuses le système de défense qu’on appelle réaction de fuite ou combat va s’enclencher automatiquement. L’être humain ne va plus vouloir être confronté à une telle situation et il va instaurer un système d’évitement systématique qui va que renforcer l’idée de danger et donc la phobie.

Humains que nous sommes ne sont autre que le fruit d’une longue évolution et d’un long apprentissage. Nous avons donc implémenté ce système pour nous protéger des danger et survivre. Imaginez votre ancêtre qui sort de sa grotte et qui se trouve soudain face à face avec un tigre dents de sabre. Il aura besoin d’un surplus de force et d’énergie s’il veut s’en sortir en faisant le sprint de sa vie ou en combattant comme un lion. Pour cela quand nous nous trouvons confronté à des situation de danger le corps commence la production d’hormones stressantes comme l’adrénaline et la noradrénaline qui nous permettrons de trouver en nous ce plus d’énergie. Simultanément le corps produit la troisième hormone du stress qui est le cortisol et qui sert à élever nos niveaux de sucre ou glucose dans le corps pour que nous ayons à disposition la matière première pour fournir cette énergie.

De nos jours nous ne parlons guère de facteurs de danger mais plutôt de facteurs de stress parce que même si notre réaction est restée inaltérée, les facteur externes sont devenus plus flous. Le tigre à dents de sabre s’est transformé par exemple en votre patron qui vous crie que vous devez finir ce rapport avant 18 heures. Ceci nous pose un autre problème et c’est le problème d’inutilité de cette énergie en situation de stress puisque en citoyen civilisé que vous êtes, de nos jours, vous n’allez pas enfiler vous gants de boxe ou vos basquettes de footing pour faire face à cette agression. Non, vous allez rester là assis bien sagement et l’énergie va s’accumuler et donner lieu à des symptômes comme la transpiration, bouche sèche, maux de tête, nausées, dilatation des pupilles, palpitations. Tous ces symptômes ne sont autre que la réaction qu’avait besoin notre homme des cavernes pour survivre, le corps se met partiellement en pause pour pomper tout son énergie dans les parties du corps nécessaire à l’effort de survie. Ces symptômes sont les symptômes de l’angoisse qui va main dans la main avec notre phobie. Si à ce moment de plus nous nous concentrons sur le fait que nous trouvons cela fort désagréable que nous sentons cette angoisse alors le corps va continuer à produire de l’adrénaline, la noradrénaline et du cortisol ce qui donnera à son tour lieu à une attaque de panique ou crise d’angoisse. Si au contraire nous restons inerte face à cette situation nous allons développer de l’anxiété où ces symptômes, dus à l’accumulation constante d’énergie, deviennent constants et donc chroniques.

Solutions

Quelles sont les solutions pour atténuer ces désagrément promptement ? Avant tout elles sont d’ordre psychologique où mentales. Vous devez baisser vos attentes, avoir un dialogue positif avec vous-même et surtout être très conciliant avec vous-même, ne vous sentez pas coupable et ne vous énervez surtout pas si vous voulez casser ce cercle vicieux.

Par la suite il est logique que la pratique du sport vous aidera à éliminer ce surplus d’énergie tout en produisant des hormones qui vont vous faire du bien comme l’endorphine, l’hormone anti-stress, la sérotonine, l’hormone du bonheur et la dopamine, l’hormone du bien-être. Toutes ces hormones sont produites par le corps de façon naturelle quand vous fait de l’effort physique !

Pour finir un petit astuce que j’aime donner est le suivant, apprenez à respirer différemment. Revenons à l’être humain comme primate, lorsqu’un primate se trouve en repos et qu’il se sent tranquille il pratique une respiration naso-abdominales. Donc il respire lentement par le nez et à travers de l’estomac. Pensez-y un instant, les poils du nez filtrent l’air et le circuit de la respiration est beaucoup plus long entre le nez et l’estomac, ce qui permet de distribuer l’oxygène de façon beaucoup plus efficace et homogène dans votre organisme. Du contraire la respiration buco-thoraxal (par la bouche à travers du torse) à l’effet contraire de pomper de l’air de façon rapide dans votre corps à travers d’un circuit court. Une aire moins purifiée va pénétrer votre corps de façon plus rapide, ce qui est utile quand nous devons produire un effort instantané mais ce qui donne un signal de stress immédiat au corps. Malheureusement l’homme stressé moderne considère cette forme de respiration comme étant la norme de nos jours. La respiration naso-abdominale est un moyen efficace de stopper une cris d’anxiété de suite. Donc, pensez-y et basculez du côté zen !

Thérapie

Si après avoir changé votre façon de penser et avoir donné suite à ces quelques conseils vous ne réussissez pas à vous débarrasser de votre phobie ne dramatisez pas, dans ce cas il est avisé de vous soumettre à une thérapie cognitivo-comportementale. Cette thérapie est un mélange de psychothérapie et de thérapie comportementale qui est généralement de courte durée et dont le but est de modifier le comportement, la façon de penser ou la façon de percevoir les émotions du patient.

Normalement, une thérapie cognitivo-comportementale dure environ cinq mois. Il se concentre sur les problèmes, les attitudes et la pensée et comment ils influencent le comportement et les émotions. Le thérapeute élaborera avec vous une stratégie pour aborder et résoudre les problèmes rencontrés. Vous apprendrez un ensemble de principes que vous pourrez utiliser le reste de votre vie, quand vous en aurez besoin. C’est une thérapie efficace et scientifique pour retrouver votre équilibre émotionnel et le contrôle de votre vie.

Si vous vous êtes déchanté pour cette approche vous devrez choisir le thérapeute qui vous convient le mieux parmi les psychologues. Vous pouvez trouver de nombreux psychologues certifiés en ligne. Il serait préférable d’aller sur un site Web réputé avec des thérapeutes agrées et de mettre des filtres pour limiter votre recherche en tenant compte de  vos exigences spécifiques, comme la langue, le pays, le sexe, etc.

Une fois que vous avez trouvé le psychologue qui vous semble approprié, contactez-le pour lui poser des questions qui vous semblent essentielles. Si vous avez trouvé le premier contact satisfaisant, vous pouvez prendre rendez-vous afin de fixer votre première session.


Si vous avez besoin de plus d’informations, consultez le site Web d’AlloDocteurs ou contactez la ligne d’écoute de Phobies-Zero pour parler à quelqu’un.

Maintenant courage, vous n’êtes pas seul ;

En moyenne 1 adulte sur 10 souffre de phobie à une moment ou l’autre de sa vie…

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