Santé Mentale

MBTI: Découvrir son potentiel

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Posted By Alex Perez - Mental Health Writer, B.A.

Introduction sur le MBTI

Le MBTI est un outil de connaissance de soi qui révolutionnera le monde (rien que ça) d’ici 50 ans !

S’il existe un tas de moyens de travailler sa connaissance de soi, son développement personnel et de découvrir son potentiel, je suis persuadé que cet instrument psychologique se démocratisera dans les entreprises (c’est déjà le cas aux Etats-Unis), comme dans la vie civile.

Tel le bilan de compétences ou la psychanalyse personne ne remettra en question ses bases et ses apports.     

En permettant à quiconque de partir à la découverte de sa propre personnalité et bien plus encore.

Dans cet article, je vous propose d’en aborder les fondements, certaines des nombreuses utilités qu’il peut revêtir et dans une troisième partie un début de prise de conscience de certains de vos traits de personnalité.

MBTI

1) Qu’est ce que le Myers Briggs Type Indicator

a) Rapide historique du MBTI

Le MBTI trouve ses fondements dans les travaux d’un psychologue suisse, Carl Gustav Jung, disciple du père de la psychanalyse, le célèbre Sigmund Freud au début du XXème siècle.

Pour faire simple, Carl Jung mît en évidence l’existence de trois grandes préférences déterminantes chez les êtres humains. Il jugea ces préférences clés car étant à l’origine de notre fonctionnement instinctif principal.

Par la suite, au cours de la seconde moitié du siècle de nombreux psychologues reprirent ses travaux.

Parmi eux, Katerine Cook Briggs et Isabel Briggs Myers, une mère et sa fille, ajoutèrent une 4ème préférence et aboutirent à conceptualiser une matrice de 16 personnalités psychologiques (fruits des 16 combinaisons des 4 prédilections) regroupant l’ensemble des fonctionnements humains.

En d’autres termes, comme il est de coutume de considérer qu’il existe des droitiers et des gauchers (étant chacun plus à l’aise avec une main plutôt que l’autre), le modèle MBTI cartographie 16 modes opératoires distincts qui sont plus ou moins efficaces en fonction des situations.

Nous y reviendrons par la suite.

Parmi les nombreux psychologues s’étant intéressés à ces travaux, le psychologue américain David Keirsey fut à l’origine d’une avancée déterminante.

 Il parvint à démontrer certaines corrélations et certaines similitudes entre les 16 profils psychologiques du MBTI.

Ainsi il aboutit à 4 grandes familles de 4 profils chacune, qui permirent de simplifier le modèle et d’en tirer quelques grands enseignements.

Nous aborderons les 4 grandes familles de personnalités psychologiques dans la troisième partie de cet article.

b) Les préférences de votre câblage neurologique

Quand on parle du modèle MBTI, on évoque donc des prédilections dans certains domaines bien précis.

Chacune des 16 personnalités se distingue donc par une combinaison de 4 préférences ayant chacune deux alternatives (donnant donc 16 combinaisons possibles).

1° La façon de trouver son énergie

La première lettre du sigle des types MBTI, concerne la préférence que chaque individu a instinctivement pour trouver son énergie. Aussi étrange que cela puisse paraître, tous les êtres humains ne sont pas dynamiques de la même façon.

Carl Jung avait mis en évidence que 50 % des individus, vont naturellement chercher à s’isoler et se couper des « relations sociales » pour recharger leurs batteries si l’on peut dire.

A l’inverse, le psychologue suisse avait démontré qu’une autre moitié de la population, a au contraire besoin d’interactions avec d’autres personnes pour se sentir en forme et plein d’énergie.

Les premiers sont dits Introvertis (symbolisés par la lettre « I ») et les seconds Extravertis (symbolisés par la lettre « E »).

Comme pour les autres prédilections que nous allons aborder, il est important de savoir qu’aucun être n’est à 100 % d’un côté et 0 % de l’autre.

Il faut voir cela comme un curseur plus ou moins orienté. On peut être à 80 % ou à 60 % extraverti mais nous avons tous également une part d’introversion.

2° Le mode instinctif de recueil des informations 

La seconde, préférence déterminante du modèle MBTI, concerne la façon que chaque être humain privilégie pour récolter les informations dans sa vie du quotidien.

Au cours d’une journée, nous évoluons dans un univers rempli de stimuli qui sont envoyés à notre cerveau. C’est en se basant sur ces informations que nous prenons nos décisions en permanence.

Carl Jung avait démontré qu’il existe 2 canaux de recueil que nous utilisons tous. Cependant, nous avons tous une préférence, un mode de recueil avec lequel nous sommes naturellement plus à l’aise.

D’un côté, il y a les « sensitifs » (« S »), qui récoltent les informations en se basant sur leurs 5 sens (la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût), et de l’autre les « intuitifs » (les « N ») qui font confiance instinctivement en premier lieu à leur sixième sens.

A noter que dans la population, on considère que 70 % des individus sont sensitifs et que seuls 30 % d’entre eux utilisent plus facilement leur intuition.

J’insiste, mais personne n’est tout l’un ou tout l’autre. Simplement, nous avons tous des facilités donc des préférences sans même nous en rendre compte (en tout cas avant d’en prendre conscience).

Je ne rentrerai pas dans les détails ici, mais le fait d’appartenir à tel ou tel groupe, induit automatiquement des caractéristiques clés dans la personnalité de l’individu.

Par exemple, les personnes sensitives, sont bien plus dans l’action tandis que les intuitives sont particulièrement conceptuelles…

3° Le processus de prise de décision 

Une fois récoltées que ce soit via nos 5 sens ou via notre intuition, les informations sont envoyées à notre cerveau pour lui permettre de prendre ses décisions.

Cependant, là encore, il existe deux possibilités. En effet, il n’existe pas qu’un seul mode de choix pour prendre parti.

Jung distingua en son temps le processus basé sur la logique, sur la dimension cartésienne et rationnelle dite « Thinking » (symbolisé par la lettre « T ») ; et d’autre part l’autre facette, complémentaire mais opposée, est le processus de prise de décisions basé sur les émotions, sur l’affect ! Ce dernier est dit « Feeling » et est marqué par le lettre « F ».

Vous avez maintenant compris que là encore personne n’est tout l’un ou tout l’autre, l’appartenance au groupe des « Thinking » ou à celui des « Feeling », induit automatiquement certaines caractéristiques.

Par exemple, l’apparente froideur des premiers à la versatilité des seconds.

Il est important de comprendre que chacun d’entre nous utilise les deux modes dans ses prises de décisions. Simplement nous n’accordons pas le même poids aux deux canaux.

Ceci peut expliquer qu’une personne dite « thinking » ne considère pas un être « feeling » comme quelqu’un de fiable et qu’à l’inverse ce dernier ait une image de rigidité de son homologue « T ».

Comprendre le modèle MBTI c’est donc déjà faire un pas vers la tolérance, mais nous y reviendrons plus tard.

4° Le style de vie

Enfin la quatrième lettre du profil ne fut pas issue des travaux de Carl Jung mais de Katerine Cook Briggs et Isabel Briggs Myers. Ces dernières complétèrent les travaux du psychologue suisse en ajoutant une quatrième préférence : celle du mode d’action.

Selon la mère et sa fille, la moitié des êtres humains fonctionneraient dans leur vie du quotidien en organisant, en anticipant, étant très prévoyants quant à leur futur. Ces derniers apprécient le cadre et l’ordre et sont d’un naturel prudent. Ils sont dits « Jugement » (symbolisé par la lettre « J »).

L’autre moitié des individus préféreraient au contraire agir à la dernière minute, redoutant de manquer une opportunité et étant stimulés par l’instant présent et le stress. Cette moitié des individus a une facilité à se projeter dans l’avenir et à moins vivre au présent que les « J ».

Voilà, dans les grandes lignes et de manière schématique, les 4 axes qui déterminent les spécificités des 16 personnalités psychologiques du modèle MBTI.

2) Utilités de cet outil de la psychologie

Le MBTI comme tous les outils de développement personnel a ses propres vertus. S’il est principalement utilisé dans le milieu professionnel, ses utilités s’étendent bien au-delà de la vie d’entreprise.

MBTI

a) Mieux se connaître avec le MBTI pour exploiter son plein potentiel

Forcément vous l’avez compris, le MBTI est avant tout une formidable opportunité pour prendre conscience de ses forces ainsi que de ses faiblesses.

Dès lors que l’on découvre son profil parmi les 16 de la matrice, on prend conscience que ce que l’on avait toujours pris pour un de nos points faibles était essentiellement dû à notre câblage neurologique.

Un INTP, comme Albert Einstein, avait beau briller par son sens rationnel et sa logique hors du commun, je peux vous assurer sans même l’avoir jamais rencontré qu’il avait certainement d’énormes difficultés à savoir exprimer ses émotions.

Pour un ENFP comme John Lennon, la difficulté était tout autre : il était doté d’une aisance naturelle pour la création artistique grâce à son intuition extravertie, mais manquait cruellement de sens pratique. Pouvant le conduire à oublier de simples choses du quotidien comme payer des factures, faire ses courses ou même s’alimenter…

Mais dans cette partie, je veux avant tout souligner le potentiel qui sommeille en chacun d’entre nous.

Le modèle MBTI, distingue 4 fonctions cognitives en chaque être pouvant toutes avoir deux polarités (extravertie ou introvertie).

Je ne rentre volontairement pas dans les détails ici mais ce qu’il faut retenir c’est que les 16 profils psychologiques, ont chacun une de ces 8 fonctions en « dominante ».

Selon le modèle, cette fonction est instinctivement et spontanément utilisée par chaque être humain.

Par exemple, les profils avec une fonction dominante « Feeling extraverti », sont naturellement faits pour créer l’harmonie dans un groupe, qualité qui fait d’eux d’excellents conciliateurs.

Les personnalités psychologiques, avec pour fonction dominante, « l’Intuition introvertie », sont particulièrement douées pour prévoir et anticiper les implications et conséquences des évènements sans avoir le moindre indice…

Vous l’avez compris, quelle que soit votre personnalité MBTI, vous avez un don. Un don, car tout le monde n’est pas doté du même potentiel dans votre domaine.

Forcément, en apprenant à se connaître (grâce au MBTI) on comprend que ce que l’on a toujours pris comme quelque chose de normal, n’est pas donné à tout le monde.

Grâce au modèle basé sur les travaux de Jung, on prend conscience du potentiel qui nous est donné (à la naissance) de rayonner aux yeux du monde.

b) Gagner en tolérance vis à vis des autres

Mais le MBTI, n’est pas uniquement un instrument de développement de son propre potentiel, c’est également un outil pour gagner en tolérance.

Lorsque l’on comprend le principe de hiérarchie des fonctions chez tous les êtres humains, on entrouvre la porte de la tolérance.

Comme nous avons tous une fonction dite dominante, représentant notre point fort, nous avons également une fonction appelée « inférieure ».

Cette dernière est dès la naissance ce qui constitue le talon d’Achille de la personne.

Avec cette fonction nous ne sommes pas à l’aise, nous sommes maladroits voire handicapés aux yeux d’autrui ce qui peut nous faire sentir rejetés, car incompris.

Certes, comme toutes les autres fonctions, elle est de mieux en mieux maîtrisée au cours de l’existence. Mais même en devenant plus mature, elle demeure notre point faible.

Si votre profil psychologique a pour fonction inférieure la pensée introvertie, vous aurez plus de mal que la moyenne des gens à exprimer vos sentiments.

Si cette fonction inférieure est votre intuition extravertie, vous aurez du mal à vous projeter et serez bien plus terre à terre que la plupart des êtres qui vous entourent.

Ce qu’il faut comprendre c’est que nous avons tous un domaine dans lequel nous ne sommes pas à l’aise. Dans ce contexte, comment se permettre de juger les difficultés de notre voisin pour telle ou telle aptitude ?

Découvrir que nous sommes moins doués que les autres dans un domaine, en avoir conscience car l’on a toujours vécu des difficultés au cours de notre existence à être organisé, à faire des projets ou encore à contenir nos émotions… et comprendre grâce au MBTI, que c’est peut être l’opportunité de gagner en tolérance.

La notion de facteur inné est essentielle. Comprendre que le profil psychologique MBTI d’une personne est en elle dès sa naissance doit permettre d’accepter les difficultés d’autrui.

La seule condition est d’être assez honnête pour reconnaître que nous-mêmes avons des difficultés à vivre en Société avec des convenances sociales, à nous projeter dans de nouvelles solutions n’ayant jamais existées ou à l’inverse à vivre dans le présent dans le monde réel…

c) Un chemin de croissance incroyable avec le MBTI

MBTI chemin

Outre le fait de prendre confiance en soi, en réalisant tout le potentiel que nous avons en nous et le fait de gagner en tolérance vis à vis des gens qui nous entourent, la troisième utilité que je vois avec le MBTI est axée sur le chemin de croissance qu’il permet.

En effet, plus que faire un constat, cet instrument peut véritablement être considéré comme un outil de développement personnel.

En décortiquant le fonctionnement du cerveau humain et surtout en mettant en évidence les phases d’évolution que nous traversons au cours de notre existence, le MBTI ouvre la voie vers une pleine exploitation de notre potentiel.

Plus que cela encore, grâce au phénomène de prise de conscience chaque être humain est en mesure d’agir pour son propre développement.

Accepter ses points faibles dans un premier temps, prendre du recul et mettre un plan d’actions en place pour s’améliorer.

En quelque sorte, le MBTI permet d’accélérer le phénomène naturel d’évolution de l’homme. Avec l’âge, au fil du temps, nous élargissons notre palette de compétences grâce à ce qu’il est coutume d’appeler, l’expérience.

On apprend de ses erreurs, on passe par des échecs, et on finit par réaliser quelles sont nos faiblesses.

Plonger et comprendre le modèle basé sur les travaux de Carl Jung, c’est forcément accélérer, précipiter ce processus naturel.

Ainsi, à 40 ans, il est possible d’avoir la « maturité » d’une personne de 50 ans !

Sans rentrer trop dans les détails, il faut savoir que le MBTI considère que chaque être humain fonctionne selon un câblage neurologique basé sur des fonctions cognitives.

Le degré de maîtrise de ces fonctions n’est pas le même en fonction des 16 profils comme nous venons de l’expliquer, mais surtout il évoluera en fonction des cycles de la vie de la personne.

Les quatre fonctions de chaque personnalité sont :

– la fonction dominante (la mieux maîtrisée)

– la fonction auxiliaire (tout de même sous contrôle)

– la fonction tertiaire (qui représente un premier terrain de travail pour évoluer)

– et la fonction inférieure (mal maîtrisée et représentant le point faible de chaque profil)

Quel que soit votre type MBTI vous avez forcément ces quatre fonctions en vous.

Dès lors, une fois accepté ce constat, chacun est libre de travailler à la maîtrise de ses fonctions tertiaire et inférieure.

3) Les 4 Grandes familles de profils MBTI

Dans cette troisième et dernière partie, je souhaiterais essayer de vous synthétiser les descriptions des 4 « tempéraments », c’est-à-dire les familles de profil.

Ces regroupements pertinents furent mis en évidence par le psychologue américain David Keirsey.

Ce dernier mit en exergue l’existence de nombreuses caractéristiques redondantes dans certains domaines telles les valeurs morales des individus, leurs rôles sociaux, l’image qu’ils ont d’eux-mêmes ou encore leurs intérêts spécifiques.

Il distingua ainsi 4 groupes de 4 types MBTI.

a) Les Idéalistes (les NF)

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Ce tempérament MBTI, regroupe l’ensemble des individus privilégiant leur sixième sens pour recueillir les informations et la fonction feeling (l’affect) pour prendre leurs décisions.

Outre ces points communs, Keirsey releva certains traits de personnalité identiques tels qu’une attirance et un talent pour les domaines artistiques, la littérature ou encore la spiritualité.

C’est précisément leur intuition extravertie ou introvertie en fonction des profils, qui leur confère cette capacité à voir ce qui n’est pas encore.

Les idéalistes, au sens du MBTI, ont une soif de connaissances nouvelles, une soif d’apprendre.

Leur nature profonde est d’être naturellement aimants et de faire confiance à autrui. Cette particularité les rend peu adaptés à l’évolution de la Société matérialiste et orientés vers la performance dans laquelle nous vivons.

Ils rêvent à un monde meilleur, parfait quand on leur demande d’avoir au contraire les pieds sur terre.

Le sens pratique n’étant pas leur fort, ils peuvent se sentir en décalage dans notre monde moderne et avoir du mal à trouver leur place.

En effet, les 4 profils psychologiques NF sont particulièrement conceptuels et manifestent un grand intérêt pour toutes les choses abstraites de la vie, pour la spiritualité ou la philosophie.

Ce sont généralement des romantiques en recherche de développement personnel.

Au sein de la population ce tempérament MBTI n’est pas très représenté puisque l’on estime qu’il ne rassemble que 15 % des individus. Les femmes sont d’ailleurs sur-représentées dans ces 4 profils psychologiques idéalistes.

Parmi les célébrités considérées comme NF il est possible de citer Marcel Proust (INFP, dit « le guérisseur »), Louis Pasteur (INFJ, dit « le conseiller »), Walt Disney (ENFP, ou « le défenseur ») ou encore Bono le chanteur du groupe U2 (ENFJ, dit « le professeur »).

b) Les Rationnels (les NT) 

Représentants moins de 15 % de la population, les individus appartenant à l’un des 4 profils MBTI dits NT, sont considérés être les moins nombreux. Si les NF idéalistes sont en plus grande majorité des femmes, les hommes Rationnels sont sur-représentés.

Se distinguant par le fait d’utiliser plus facilement leur sixième sens pour récolter les informations et par leur logique pour prendre leurs décisions, ils ont tous également certains points communs.

Pour eux l’important est de maîtriser les concepts afin d’aller vers l’expertise dans leur domaine. Ils sont en perpétuelle quête de nouvelles connaissances pour atteindre la perfection.

En tant que parents, les profils NT cherchent avant tout à transmettre l’indépendance et l’autonomie à leurs enfants. Dans ce rôle, ils peuvent avoir du mal à exprimer leur affection, n’étant pas particulièrement à l’aise avec la démonstration de leurs sentiments.

Assez imperméables eux-mêmes à la critique, ils peuvent avoir du mal à comprendre que leurs propos francs et factuels puissent être perçus comme blessants par autrui.

Pour eux seul le fond compte et la forme passe vraiment au second plan voire encore après et ils se distinguent par leur niveau d’exigence tant vis-à-vis des autres que vis-à-vis d’eux-mêmes.

Parmi les représentants des 4 types MBTI de ce tempérament on peut citer Charles Darwin (INTP, dit « le penseur »), Ludwig van Beethoven (INTJ, « le scientifique »), Léonard de Vinci (ENTP, surnommé « le visionnaire ») ou encore Napoléon Bonaparte (ENTJ, appelé « le directeur »).

c) Les Artisans (les SP)

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A la fois Sensitifs (recueillant les informations prioritairement avec leurs 5 sens) et Perceptifs, les 4 profils dits artisans (sous-entendu de projets), partagent selon David Keirsey de nombreuses similitudes.

Les personnes appartenant à ce tempérament MBTI représenteraient entre 25 % et 30 % de la population et seraient autant des hommes que des femmes.

Faire des projets en permanence est leur philosophie de vie. Les 4 profils SP ont cette dynamique en eux et c’est d’ailleurs cela qui les rend particulièrement appréciables dans une vie de groupe : cette énergie d’entreprendre.

Cependant, leur point faible réside également à ce niveau car s’ils débutent beaucoup de choses, ils ont du mal à les amener à leur terme.

Ils aiment les imprévus et dénotent par leur très grande flexibilité et capacité d’adaptation.

Pour eux le cadre, les règles, les lois sont des entraves à leur liberté d’action raison pour laquelle ils aiment s’en affranchir quand cela est possible.

Très orientés vers les résultats concrets ils vivent en premier lieu dans le présent pouvant avoir du mal à anticiper les conséquences de leurs actes ce qui peut les amener à prendre des risques de façon inconsidérée saisissant les opportunités à la moindre occasion.

Pragmatiques et jamais à cours de nouvelles idées, ils s’épanouissent particulièrement dans le monde de l’entreprise.

Parmi les SP célèbres on peut citer Léonardo Di Caprio (ESFP surnommé et cela ne s’invente pas « l’acteur »), la chanteuse Rihanna (ISFP dite « l’artiste »), Donald Trump (ESTP dit « l’homme d’actions) ou encore Clint Eastwood (ISTP surnommé « le mécanicien »).

d) Les Gardiens (les SJ)

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Le dernier des 4 tempéraments que David Keirsey identifia, est celui des Gardiens sous-entendu du changement. Les 4 profils psychologiques le composant ont tous en commun de privilégier leurs 5 sens pour recueillir les informations qu’ils envoient au cerveau et d’avoir un style de vie « Jugement ».

Au-delà de ces similitudes dans leur profil MBTI, le psychologue américain releva de nombreuses caractéristiques communes à commencer par la recherche des habitudes.

Les profils « gardiens » aiment faire et refaire ce qu’ils connaissent. D’ailleurs, les changements, surtout s’ils sont brutaux, les mettent très mal à l’aise.

Pour apprendre, et dans la vie, ils privilégient un mode séquentiel avançant étape par étape sans vraiment regarder la ligne d’arrivée.

Pour pallier à leur inconfort face aux imprévus ils aiment être préparés et organisés ce qui représentent leur principale qualité dans un groupe.

Avec eux, on sait que l’on n’oubliera rien et que les horaires seront respectés.

Le sentiment d’appartenance au groupe est également un point commun que les personnes SJ ont en commun.

Appréciant le cadre, il est logique de comprendre que les personnes de ces 4 types MBTI, ont un grand sens de la famille et des valeurs qu’elle suppose.

Au niveau de leurs valeurs morales, les gardiens accordent énormément d’importance à la loyauté et au sens du devoir. En ça ils sont les véritables garants du bon fonctionnement d’une organisation.

Sur le plan statistique, au sein de la Société, c’est le tempérament le plus représenté et de loin. On estime que 45 % des êtres humains appartiennent à l’un des 4 types SJ.

Parmi les représentants de cette catégorie citons Joe Biden (ESFJ, dit « l’aidant »), l’acteur Bruce Willis (ISFJ surnommé « le protecteur »), Michelle Obama (ESTJ ou « le superviseur » ) ou encore Angela Merkel l’ancienne chancelière allemande (ISTJ appelé aussi « le contrôleur »).

Conclusion sur le MBTI

MBTI conclusion

Comme vous venez de le lire, le MBTI est un formidable outil pour apprendre à mieux comprendre le fonctionnement de l’être humain.

Pouvant être utilisé pour son propre développement ou pour mieux cerner les réactions des personnes de notre entourage, cet instrument encore peu connu en Europe (à la différence de l’Amérique du Nord) peut changer bien des choses dans votre vie.

Les travaux de Carl Jung repris et complétés par de nombreux autres psychologues après lui constituent une avancée majeure dans la connaissance du fonctionnement neurologique de l’être humain et peuvent changer bien des vies.


TheMyersBriggs.com : Les 16 types psychologiques MBTI

Types de personnalité : liste, test MBTI, comment savoir ?

Les 16 types de personnalité selon le MBTI – Psychologue.net

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